Déclaration d’intention

Regarder le passé pour mieux travailler le présent et envisager l’avenir

Nous proposons plusieurs axes de poursuite et d’évolution :

  • sur les contenus éditoriaux
  • sur les vecteurs de ces contenus
  • sur les actions pouvant accompagner,  prolonger, amplifier ces contenus éditoriaux
  • sur les moyens à mobiliser
  • sur la structure associative portant ces actions
  • sur le management  de l’action collective.

Il est évidemment parfaitement impensable de vouloir tout réaliser en même temps. Il faut donc, tout d’abord, conforter l’existant, en inscrivant celui-ci dans la réalité communicationnelle d’aujourd’hui. Puis, peu à peu, nous pourrons déployer de nouvelles actions, de nouveaux vecteurs, de nouveaux outils.

1. L’activité éditoriale

Une éthique : le respect des faits et des personnes. Une déontologie : instruire à charge et à décharge-. Une vigilance, celle de la discipline historique quant aux faits traités (recul d’un minimum de 30 ans). Ce qui ne doit pas empêcher de signaler plus brièvement les prolongements constatés jusqu’à des périodes plus récentes.

Un accent peut être porté sur, non seulement, les événements, les institutions et les entreprises mais aussi sur les femmes et les hommes-entrepreneurs, managers, producteurs, réalisateurs, animateurs, techniciens, etc.- ayant marqué ceux-ci (mise en place de portraits, face à face, itinéraires, etc.).

De même pouvons-nous nous intéresser à des territoires autres que l’Europe et l’Amérique du Nord : allons « trafiquer dans l’inconnu » (Rimbaud), non seulement vers Aden mais dans toute l’Afrique, en Asie, en Océanie, en Amérique du sud…

Pour ce faire, il nous faut rechercher de nouveaux contributeurs, avec l’aide des universités -nous pensons à des doctorants du côté de Bordeaux, de Paris, de Tours ou d’ailleurs…-, des associations de recherche, tant en France qu’à l’étranger (GRER, Longueur d’ondes, Syntone, etc.).

L’ensemble de la publication éditoriale passera par notre site internet, en cours de construction.

L’abonnement reste de règle, avec une tarification adaptée, selon les profils d’âge et d’économie personnelle..

2. Développer les types d’actions à mener

Réalisation d’une exposition historique itinérante avec des déclinaisons régionales :

à partir des archives existantes, publiques (dont l’INA) et privées (dont celles de Joëlle Girard, Alain Léger, Schoop, etc.), renforcées de gisements régionaux et locaux, notamment dans les villes d’accueil ; avec l’appui des institutions régionales et locales (collectivités locales, CTAs, DRACs, et autres institutions décentralisées ou déconcentrées).

–  Lancement des « Prix du CHAR »

Avec constitution de « jurys de référence », venant tant de la recherche scientifique que du monde du spectacle, de la littérature, etc. ; avec renouvellement régulier des membres ; remise des prix dans des lieux à forte charge symbolique, tant à Paris que dans les grandes métropoles régionales.

–  Célébration de « 2021 »

L’année 2021 est doublement symbolique :

* 100ème anniversaire de l’apparition des premières radios en France : Radio Tour Eiffel, en décembre 1921 (Radiola, en novembre 1922) ;

* 40ème anniversaire de la réactivation de la liberté de communication radiophonique : loi du 10 novembre 1981 portant dérogation au monopole d’Etat de la communication audiovisuelle).

Le CHAR se doit de prendre toute sa part à cette double célébration et d’y être un acteur essentiel, aux côtés de l’Etat (Fête de la Radio, initiée par le CSA), des collectivités territoriales, des regroupements radiophoniques (syndicats, fédérations, groupements affinitaires, groupes radiophoniques…) et des institutions universitaires (GRER, etc.).

Et puis, rêvons un peu : pourquoi le CHAR ne ferait pas revivre la manifestation phare de l’automne 1991 : « Vive la Radio/10 ans de FM » (CNIT/La Défense ; inauguration par le Président de la République, François Mitterrand). Son commissaire général est parmi nous !

Un budget spécifique devra être recherché.

–  Journées d’études/colloques

Les thèmes seront liés aux axes développés par la parution la plus proches des Cahiers.

Lettre d’information périodique

Création d’une « e-newsletter », à parution possiblement mensuelle, restituant l’actualité de la période écoulée (à la manière de « Hérodote »).

– Création du site internet et de la page facebook du CHAR

Il faut pouvoir y trouver aisément le bulletin d’adhésion, les coordonnées. En outre, le site doit porter notre contenu éditorial. Idem pour le page facebook, déjà ouverte.

Enfin, des liens peuvent être créés avec les sites d’autres institutions, officielles (INA, notamment) ou affinitaires (GRER, Longueurs d’ondes, etc.).

3 – Renforcer les moyens à mobiliser

Toutes ces actions ont un coût de production : une nouvelle économie est à construire.

Celle-ci passe par le maintien de l’adhésion au Comité et le paiement de l’abonnement aux contenus éditoriaux. Mais ce n’est pas suffisant. Il nous faut instaurer et développer le mécénat et le parrainage avec les entreprises publiques et celles privées. Ces entreprises seront, bien entendu, des sociétés de radio ou de médias papier ou télévisuels ; mais aussi des entreprises de communication -type Havas, Publicis, etc.-, des prestataires de services (Médiamétrie, IndésRadios, Kantar, etc.), des fabricants et distributeurs de matériels radio, prestataires, des centres de formation (Studio Ecole de France, ISTS/ESRA, CIFAP, etc.). Il ne s’agira jamais de publicité, mais de parrainage ou de mécénat.

Pour ce faire, notre association doit être reconnue d’utilité sociale. Cette démarche sera effectuée auprès de la DGI/Direction générale des impôts. Les entreprises qui répondront à nos demandes de financement accéderont, en retour, à l’avantage fiscal y afférent (ce qui n’est pas négligeable pour elles…).

Dès à présent, plusieurs entreprises nous ont répondu favorablement.

Pour certaines actions, des échanges marchandises ou sous forme de prestations de service seront mises en place pour en limiter les coûts.

Des subventions seront sollicitées auprès de Pouvoirs publics (dont les ministères de la culture et de la communication, ainsi que de la recherche ; Caisse des dépôts et consignations, etc.). Leur montant sera sans doute souvent modeste. Mais les petits ruisseaux…

De même, des partenariats avec Radio France, RTL/M6, Europe 1/Lagardère, NRJ, RMC, Sud Radio seront sollicités, ainsi qu’avec des Fondations.

Reste que le moteur de la réussite est en nous toutes et tous, mobilisés dans le souvenir de nos aînés et de leurs œuvres, tant au Comité que dans leurs lieux d’implication respectifs. Notre volonté : faire vivre, à notre manière spécifique, le média qui nous rassemble, dans toutes ses composantes et sensibilités et dans le souvenir de ses heures de gloire, source de sa vitalité présente.

Car nous avons toutes et tous, la même conviction : sans la Radio, la vie serait muette !

Jean-Luc FAVRE-REYMOND

Alain LEGER

Laurent MARSICK

Sébastien POULAIN 

Jean-Michel SAUVAGE

Avec le soutien de plus de 130 professionnels de la Radio, chercheurs et prestataires dédiés